Allintitle:acheter une maison construite par un particulier?

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allintitle:acheter une maison construite par un particulier peut vous offrir un bien unique et souvent moins cher, mais attention : l’absence d’assurance décennale, des pièces manquantes (permis, DAACT, Consuel) ou des factures incomplètes transforment vite l’affaire en casse‑tête; avant de signer, exigez les attestations des artisans, mandatez un expert bâtiment pour un rapport technique, et inscrivez des clauses suspensives et des garanties financières dans le compromis pour couvrir les travaux à prévoir — c’est souvent ce rapport qui vous permettra d’obtenir une décote chiffrée ou l’engagement de remise en état, plutôt que de découvrir des vices cachés après coup.

Acheter une maison construite par un particulier — définition et types

Une maison construite par un particulier désigne un logement érigé sous l’impulsion de son propriétaire, qu’il ait mis la main à la pâte ou qu’il ait coordonné des artisans. Ce n’est pas seulement une formule juridique : c’est souvent une histoire, un projet personnel, parfois un atelier d’expérimentation. On y trouve des choix de matériaux engagés, des volumes adaptés à une vie spécifique, et parfois des petits singularités qui la rendent attachante. Attention : ce charme peut s’accompagner d’incertitudes administratives ou d’absences de garanties. Acheter ce type de bien exige de la curiosité, de la méthode et un peu de prudence. Parfois, c’est comme reprendre une voiture préparée par son propriétaire : elle peut être merveilleuse, ou nécessiter une remise à niveau. Pour vous guider, ce chapitre présente les principaux types de constructions privées et les points à examiner avant de signer.

Types et cas fréquents (autoconstruction, kit, chantier familial)

Les maisons construites par des particuliers se présentent sous trois formes courantes : l’autoconstruction, le kit et le chantier familial. Chacune a ses forces et ses faiblesses. L’autoconstruction implique souvent une implication directe du propriétaire dans les travaux. Résultat : forte personnalisation, économies possibles, mais risques d’irrégularités techniques ou administratives. Le kit consiste en une ossature ou panneaux livrés “prêts à monter” : la traçabilité est souvent meilleure, les notices techniques fournissent un cadre, mais l’adaptation au terrain peut poser problème. Le chantier familial réunit un maître d’ouvrage amateur qui fait appel à des artisans : qualité liée au sérieux des intervenants.

Pour éclairer rapidement la comparaison, voici un petit tableau synthétique :

TypeAvantage principalRisque majeur
AutoconstructionPersonnalisation totaleAbsence de garanties pour le travail personnel
KitRapidité et documentationAdaptation sur site, fondations
Chantier familialMeilleure qualité si artisans compétentsDépendance à la traçabilité des factures et assurances

Quelques exemples concrets : un voisin a monté sa maison en ossature bois en suivant un kit et a gagné deux mois sur le calendrier, mais a dû refaire l’étanchéité d’un toit mal ajusté. Un autre propriétaire a autoconstruit la plupart des murs ; il en était fier, mais l’expert a relevé des raccords électriques non conformes. À l’inverse, un chantier familial piloté par un bricoleur sérieux et entouré d’artisans compétents a abouti à une réalisation de grande qualité.

  • Points à vérifier systématiquement : factures des intervenants, attestations d’assurance décennale, plans et notices techniques.
  • Le cas du kit : exigez la notice constructeur et la preuve de conformité des éléments livrés.
  • Pour l’autoconstruction : documentez chaque étape et obtenez les certificats de conformité (Consuel, SPANC si besoin).

Cadre légal et implications pour l’acheteur (permis, DAACT, responsabilité)

Sur le plan juridique, acheter une maison construite par un particulier impose des vérifications strictes. Le document clé est le permis de construire et son pendant administratif, la DAACT (Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux). La DAACT, une fois déposée, laisse à la mairie un délai pour contester ; passé ce délai, l’absence de réponse vaut tacite acceptation. Sans ces pièces, vous prenez le risque de devoir régulariser des travaux, parfois à grand coût, ou pire, de voir des éléments illégaux démontés. Pensez aussi aux normes thermiques (RT 2012, RE 2020) : une attestation de prise en compte à l’achèvement prouve la conformité énergétique.

La responsabilité civile et les assurances sont centrales. La garantie décennale couvre pendant dix ans les désordres compromettant la solidité ou rendant le logement impropre à sa destination. Si des artisans sont intervenus, demandez leurs attestations d’assurance décennale. Si le propriétaire a réalisé les travaux lui-même, il peut ne pas disposer de cette protection : la charge financière retombe alors sur ses deniers, et potentiellement sur l’acheteur en cas de revente avant extinction du délai. L’assurance dommages-ouvrage accélère les réparations, mais elle est souvent absente en autoconstruction. C’est un point de négociation majeur.

Exemples pratiques : demandez au notaire d’inscrire une clause suspensive liée à la production du certificat de non-opposition de la mairie. Vous pouvez aussi exiger la consignation d’une somme destinée à couvrir des travaux non conformes révélés par une expertise. Enfin, conservez toutes les factures et attestations : elles sont la mémoire du chantier et la preuve de la qualité des interventions. En somme, connaître le cadre légal, c’est transformer un risque latent en levier de négociation et en sécurité contractuelle.

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Atouts et motivations d’un achat entre particuliers

Acheter une maison directement à un particulier, c’est souvent choisir l’authenticité et l’intimité d’un projet personnel plutôt qu’un produit standardisé. On y trouve des choix de matériaux, des aménagements pensés pour la vie quotidienne et parfois une économie substantielle sur le prix d’achat. Ce type de transaction attire autant les amateurs d’objets singuliers que les acheteurs rationnels en quête d’une bonne affaire. Cela dit, l’attrait financier ne doit pas masquer les vérifications indispensables : documents administratifs, attestations d’assurance et diagnostics techniques. Une anecdote : j’ai visité une maison où le propriétaire avait taillé lui‑même les poutres de la charpente — charmant et unique, mais il manquait des factures pour plusieurs artisans. Pour autant, bien préparée, l’opération peut transformer un coup de cœur en un investissement solide. En résumé, l’achat entre particuliers offre une valeur humaine et économique forte, à condition d’être rigoureux et de s’entourer d’un expert pour objectiver l’état réel du bien.

Avantages financiers et leviers de négociation

Le premier moteur pour beaucoup d’acheteurs reste l’économie. Sans promoteur et sans marge commerciale, le prix demandé est souvent inférieur au marché. On observe fréquemment des marges de négociation comprises entre 5 % et 15 % selon l’état du logement et la qualité des garanties présentes. Concrètement, l’absence d’assurance dommages‑ouvrage ou des factures manquantes pour des gros lots sont des arguments chiffrés et faciles à faire valoir.

Voici quelques leviers pratiques à utiliser lors des discussions :

  • Absence de DO : demande d’une décote ou d’une consignation pour travaux.
  • Diagnostics défavorables (électricité, DPE) : chiffrer et demander une remise.
  • Travaux à prévoir (raccordements, mise aux normes) : obtenir des devis et négocier en conséquence.
  • Factures et attestations manquantes : conditionner la vente à leur production ou à une retenue de garantie.

Pour rendre tout cela tangible lors de la négociation, un tableau synthétique aide souvent :

PosteÉconomie possibleExemple chiffré (sur 300 000 €)
Absence de marge promoteur5–15 %15 000 € – 45 000 €
Décote pour absence DO5–10 %15 000 € – 30 000 €
Frais de mise aux normesVariableDe 2 000 € à 25 000 € selon l’ampleur

Enfin, préparez un dossier chiffré pour la banque et pour le vendeur : les chiffres parlent mieux que les impressions. Si vous pouvez démontrer par devis le coût des travaux ou le risque financier lié à l’absence d’assurance, vous maximisez vos chances d’obtenir un rabais réel.

Qualité, personnalisation et valeur patrimoniale

Les maisons construites par des particuliers portent souvent une signature. Menuiseries sur mesure, planchers anciens récupérés, ou une orientation des pièces pensée autour du soleil : autant de détails qui donnent du caractère. Ces éléments peuvent augmenter l’attrait émotionnel et parfois la valeur patrimoniale. Une histoire : un couple a vendu plus cher qu’attendu après avoir mis en avant une cheminée artisanale et des planchers massifs, très appréciés par une niche d’acheteurs.

Cependant, personnalisation ne rime pas toujours avec facilité de revente. Une configuration trop spécifique peut rebuter certains acquéreurs et nécessiter des travaux supplémentaires. D’où l’intérêt d’une expertise indépendante pour évaluer la pérennité des choix techniques : fondations, charpente, isolation, systèmes électriques et d’assainissement. Demandez systématiquement les factures et les attestations pour vérifier la traçabilité des interventions.

Points concrets à contrôler :

  • Durabilité des matériaux : privilégier des produits reconnus pour leur longévité.
  • Souplesse d’aménagement : plus la maison est modulable, plus sa valeur reste stable.
  • Trace documentaire : factures, contrats d’artisans, certificats de conformité (Consuel, SPANC).

En somme, une maison singulière peut être un véritable trésor. Mais pour transformer le coup de cœur en investissement sûr, il faut documenter, faire expertiser et, si nécessaire, négocier en s’appuyant sur des faits objectifs. C’est le mélange de charme et de rigueur qui protège la valeur sur le long terme.

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Risques majeurs, garanties et assurances à exiger

Acheter une maison construite par un particulier, c’est souvent tomber sous le charme d’un projet unique. Mais derrière le caractère singulier se cachent des risques concrets : défauts structurels, non-conformité administrative, ou absence d’assurances. Avant de signer, il faut adopter une posture d’enquêteur. Regardez les papiers, interrogez sur les intervenants, et évaluez la traçabilité des travaux. Une anecdote : un acheteur a découvert, après acte, que la toiture avait été réparée « entre amis » sans facture ni assurance — résultat, plusieurs mois de procédures et une dépense imprévue. Pour éviter cela, exigez des garanties écrites et transformez chaque absence en levier de négociation. En résumé, il ne s’agit pas de douter systématiquement, mais d’obtenir des preuves tangibles. Un compromis bien rédigé et des clauses suspensives claires vous protègent. Restez vigilant : un prix bas ne compense pas toujours un dossier bâclé.

Garantie décennale : portée, validité et conséquences de son absence

La garantie décennale couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Elle s’applique généralement à la structure, aux fondations, à la charpente, à la toiture et aux éléments essentiels d’étanchéité. Le point de départ est la réception des travaux ou la date inscrite sur la DAACT. Vérifiez la date pour situer exactement la période de couverture. Si l’attestation manque, vous pouvez engager la responsabilité du vendeur, mais le recouvrement dépendra de sa solvabilité et du temps nécessaire aux procédures.

GarantieDuréeExemples de dommages couverts
Décennale10 ansFissures graves, affaissement, infiltration rendant l’usage impossible
Biennale2 ansÉquipements dissociables (portes, volets, robinets)

Conséquences pratiques d’une absence d’attestation : difficulté d’obtenir un prêt, refus de certaines assurances, et risque financier pour l’acheteur. Une maison sans justificatifs peut rester vendue, mais expectez une décote importante ou l’inscription d’une clause de garantie dans l’acte. Exemple concret : un propriétaire revend une maison construite il y a 5 ans sans attestation décennale — l’acquéreur a demandé une retenue sur prix équivalente au coût estimé des réparations pour couvrir ce vide juridique. En clair : exigez la preuve, notez les dates, et ne négligez pas la piste de vérification auprès de l’assureur mentionné sur l’attestation.

Assurance dommages-ouvrage, garantie biennale et attestations des intervenants

L’assurance dommages-ouvrage (DO) accélère l’indemnisation des réparations relevant de la décennale sans attendre un jugement. Elle est précieuse : en son absence, l’indemnisation devient longue et coûteuse. De nombreux particuliers négligent la DO pour des raisons financières ou pratiques, ce qui laisse l’acheteur dans une situation délicate si des désordres surgissent tôt. La garantie biennale, pour sa part, couvre pendant deux ans les éléments d’équipement dissociables du bâti (sanitaires, portes, volets).

Demandez systématiquement les attestations d’assurance des artisans (maçon, charpentier, électricien, plombier). Ces documents doivent préciser :

  • Le nom de l’assureur et la raison sociale de l’artisan.
  • La période de couverture correspondant au chantier.
  • Le chantier concerné ou, à défaut, la nature des travaux.

Petite anecdote : un acheteur a découvert que l’électricien n’était pas assuré pour le type d’installation posée. Résultat : refus d’indemnisation après un court-circuit, puis facture de remise aux normes payée par l’acquéreur. Pour vous prémunir, exigez les attestations signées et numérotez-les dans le compromis. En cas de doute, demandez au vendeur de solliciter une confirmation écrite de l’assureur. C’est une démarche simple qui évite souvent des mois de litiges.

Pièces justificatives et preuves d’assurance à réclamer avant la vente

Avant la signature, constituez un dossier complet. Exigez les pièces administratives et techniques qui prouvent la conformité et la traçabilité du chantier. Sans ces documents, transformez le risque en point de négociation ou exigez une clause suspensive. Voici une liste pratique des éléments à demander systématiquement :

  • Permis de construire et plans approuvés.
  • DAACT (déclaration d’achèvement et de conformité).
  • Attestations d’assurance décennale pour chaque corps d’état concerné.
  • Attestation d’assurance dommages-ouvrage, si elle existe.
  • Factures et contrats des artisans.
  • Certificats de conformité (Consuel pour l’électricité, SPANC pour l’assainissement non collectif).
  • Procès-verbaux de réception et réserves éventuelles.
DocumentPourquoi le demander
DAACTPoint de départ des délais de contestation et preuve de conformité administrative
ConsuelPermet d’assurer la sécurité électrique et d’obtenir une assurance habitation
FacturesTraçabilité des travaux et preuve des intervenants

En complément, prévoyez des clauses protectrices dans le compromis : condition suspensive liée à la production d’attestations, consignation d’une somme séquestrée jusqu’à la réalisation des travaux, ou calendrier précis des mises en conformité avec pénalités. Exemple concret : une banque a refusé d’accorder un prêt sur une maison récente faute de DO — l’acheteur a exigé une remise sur le prix et une clause de garantie bancaire avant de finaliser l’achat. Enfin, conservez des copies datées et signées de tous les documents. Ces preuves vous sauveront la mise en cas de litige.

Vérifications techniques et documents indispensables avant la signature

Avant de signer, prenez le temps. Une maison, même séduisante, n’est pas qu’un coup de cœur : c’est un dossier administratif et technique à décoder. Pensez à la transaction comme à l’achat d’une voiture ancienne. Le design peut être superbe, mais sans historique et sans carnet d’entretien, le risque augmente. Ici, il s’agit de vérifier les actes, les assurances et l’état réel du bâti. Ne signez rien sans pièces justificatives claires et complètes. Une ou deux visites ne suffisent pas toujours : demandez des documents, mandatez un expert et faites jouer la négociation si des lacunes apparaissent. En procédant ainsi, vous transformez un pari émotionnel en décision rationnelle et protégée.

Documents administratifs à réclamer (permis de construire, DAACT, factures)

Commencez par demander les pièces qui prouvent la légalité des travaux. Sans elles, des frais futurs peuvent surgir. Exigez le permis de construire original et la DAACT (Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux). Ces documents fixent le périmètre du projet et permettent de détecter des écarts entre ce qui a été autorisé et ce qui a été réalisé. Demandez aussi les factures des artisans : elles renseignent sur la nature des interventions et la traçabilité des prestations.

Voici une liste utile à réclamer :

  • Permis de construire et plans déposés en mairie
  • DAACT ou procès-verbal de non-opposition
  • Factures et contrats des entreprises intervenues
  • Attestations d’assurance décennale des corps d’état
  • Certificats de conformité (Consuel pour l’électricité, SPANC pour l’assainissement)

Un tableau peut aider à visualiser l’utilité de chaque pièce :

DocumentButConséquence si absent
Permis de construireVérifier conformité administrativeRisque de mise en conformité ou démolition
DAACTPoint de départ des recours de la mairieIncertitude juridique pendant 3–5 mois
Factures & contratsTraçabilité des travauxDifficulté à réclamer en cas de malfaçon
Attestations décennalesProtection contre dommages gravesResponsabilité financière du vendeur

En bref, chaque document transforme l’inconnu en information exploitable. Une absence doit être négociée ou inscrite comme condition suspensive dans le compromis.

Diagnostics techniques et expertise indépendante (structure, électricité, humidité, performance énergétique)

Les diagnostics réglementaires (DPE, amiante, plomb, termites, électricité, gaz…) sont obligatoires, mais ils ne remplacent pas une expertise complète. Pensez à l’expert comme à un médecin du bâtiment : il ausculte, diagnostique et délivre un rapport. Pour 600 à 1 000 euros en moyenne, un expert indépendant vous donne un regard professionnel sur la structure, la charpente, l’étanchéité, l’isolation et les réseaux.

Demandez au professionnel de vérifier particulièrement :

  • L’état des fondations et des fissures (risque structurel)
  • La conformité de l’installation électrique (NF C 15‑100)
  • Les zones d’humidité et les remontées capillaires
  • La performance énergétique réelle (vérification du DPE)

Une anecdote : j’ai connu un acheteur qui a annulé l’achat après qu’un expert ait révélé une dalle mal ferraillée. La dépense de l’expertise lui a évité des dizaines de milliers d’euros de travaux. Utilisez le rapport comme levier de négociation : chiffrer les remises ou demander l’exécution des travaux avant la signature. Enfin, conservez le rapport dans le dossier à présenter à la banque ou au notaire. Il rassure et crédibilise votre position.

Contrôles des réseaux et conformités (assainissement, conformité électrique)

Les réseaux sont souvent oubliés lors d’une visite agréable. Pourtant, un système d’assainissement défaillant ou une installation électrique non conforme peuvent coûter cher. Vérifiez le certificat de conformité SPANC pour l’assainissement non collectif. Pour l’électricité, exigez le certificat Consuel lorsque des travaux électriques ont été réalisés. Ces certificats prouvent que les installations respectent les normes en vigueur.

Points clés à contrôler :

  • Assainissement : certificat SPANC, rapport de vidange et plan de filière
  • Électricité : attestation Consuel, ou rapport d’un électricien qualifié
  • Raccordements : tout ce qui touche à l’eau, au gaz et au chauffage
  • Présence de vices cachés liés aux réseaux (odeurs, infiltrations, disfonctionnements)

Un exemple concret : une maison semblait impeccable, jusqu’à ce que la banque refuse le financement faute de certificat SPANC valide. L’acquéreur a dû négocier une consignation sur prix pour couvrir la mise aux normes. Moralité : anticipez ces vérifications avant d’engager votre prêt. Si un document manque, transformez-le en point de négociation : demandez un délai, une retenue de garantie ou l’intervention d’un professionnel avant l’acte définitif.

Négocier et sécuriser la transaction

Acheter une maison construite par un particulier demande autant de tact que de rigueur. On mêle l’émotion du coup de cœur à la froideur des vérifications. D’un côté, il y a l’histoire du lieu, ses choix sur mesure, ses détails charmants. De l’autre, il y a des risques administratifs et techniques à maîtriser. Pour transformer cette situation en opportunité, il faut négocier intelligemment et encadrer juridiquement la vente. Cela passe par des clauses claires, des preuves documentées et l’appui d’un professionnel du droit. Pensez en termes de protection et non seulement de prix. Une bonne négociation, c’est souvent une question de preuves, de délais et d’incitations correctement rédigées.

Clauses suspensives essentielles et comment transformer les risques en leviers de négociation

Les clauses suspensives sont votre bouclier. Elles permettent de conditionner la vente à des événements précis. Par exemple, exigez une clause suspensive liée à une expertise technique satisfaisante réalisée par un professionnel indépendant. Exigez aussi la remise des attestations d’assurance décennale des intervenants, ou la production de la DAACT. Ces conditions vous donnent le droit de vous retirer sans pénalité si un élément n’est pas conforme.

Transformez les risques en arguments concrets pour négocier : chiffrer les travaux éventuels, demander une retenue de garantie, ou exiger la réalisation de certains travaux avant l’acte authentique. Voici quelques leviers fréquents :

  • Décote sur le prix proportionnelle au coût des mises aux normes estimées.
  • Consignation d’une somme chez le notaire jusqu’à la régularisation.
  • Engagement écrit du vendeur sur un calendrier et des pénalités en cas de retard.

Imaginez acheter une voiture restaurée par un amateur. Si la sellerie est impeccable mais le moteur douteux, vous demanderez soit une remise, soit une révision garantie. Pour la maison, c’est la même logique. La clause suspensive vous évite de payer pour des surprises. Rédigées correctement, ces clauses se transforment en outils de négociation très puissants.

Rôle du notaire et points contractuels à sécuriser

Le notaire est l’arbitre indispensable. Son rôle dépasse la simple signature. Il vérifie la situation juridique du bien, la réalité des titres et la bonne répartition des obligations. Si vous avez des doutes, prenez votre propre notaire. Le conseil indépendant coûte peu et apporte une grande sérénité. Le notaire doit vérifier la présence ou l’absence de servitudes, l’historique des permis et le paiement éventuel des taxes d’urbanisme.

Voici les points contractuels à ne pas négliger :

  • Identification précise des pièces à fournir : permis de construire, DAACT, attestations d’assurance, factures des artisans.
  • Clause précisant la prise en charge des mises en conformité découvertes entre le compromis et l’acte définitif.
  • Mécanisme de séquestre ou garantie bancaire pour couvrir les travaux non réalisés.
  • Mention explicite des vices apparents recensés et de la remise d’un rapport d’expertise.

Petit exemple : un acheteur a obtenu la consignation de 10 000 € chez le notaire parce que l’électricité n’était pas certifiée. Le vendeur a préféré financer les travaux. Le notaire a servi d’arbitre et de sécurisateur. C’est souvent l’intervention notariale qui transforme une promesse fragile en engagement solide.

Financement (prêt) et recours en cas de malfaçons découvertes après l’achat

Obtenir un prêt pour une maison construite par un particulier peut nécessiter des preuves supplémentaires. Certaines banques exigent la présentation des assurances et des diagnostics. D’autres accepteront le dossier à condition d’une expertise préalablement réalisée. Anticipez ceci dès la phase de négociation. Fournissez un dossier technique chiffré pour rassurer le prêteur. Plus le dossier est complet, meilleures seront vos conditions de financement.

Et si des malfaçons apparaissent après l’achat ? Il existe plusieurs voies de recours. D’abord, la garantie des vices cachés permet d’agir dans les deux ans suivant la découverte. Ensuite, la garantie décennale reste applicable si elle couvre le chantier et si les attestations sont valides. Si l’assurance dommages-ouvrage a été souscrite, l’indemnisation peut être rapide. Sinon, l’action contre le vendeur ou les artisans est possible, mais souvent longue et dépendante de la solvabilité des débiteurs.

Résumé des recours et délais
RecoursDélaiRemarque
Garantie des vices cachés2 ans à compter de la découverteAction contre le vendeur ; réunir preuves et expertises
Garantie biennale2 ans après réceptionÉquipements dissociables (portes, robineterie)
Garantie décennale10 ans après réceptionCouverture des dommages graves si assurance produite
Assurance dommages-ouvrageIntervention rapideIndemnisation sans attendre une décision judiciaire

En pratique, gardez toujours des copies de tous les documents. Photographiez les anomalies. Envoyez des courriers recommandés avec accusé de réception. Et si nécessaire, consultez un avocat ou un expert pour monter un dossier solide. Une bonne préparation financière et procédurale vous protégera longtemps après la remise des clés.

Vérifiez impérativement le permis, la DAACT, les attestations décennales et certificats (Consuel, SPANC), mandatez un expert bâtiment pour chiffrer les travaux et transformez son rapport en levier de négociation (décote, séquestre ou obligations de remise en état), puis faites valider des clauses suspensives par votre notaire ou avocat pour sécuriser la transaction; si vous recherchez précisément ce type d’offre, pensez au terme allintitle:acheter une maison construite par un particulier et passez à l’action en restant exigeant et méthodique.

Emma Harel
Emma Harel

Je suis Emma Harel, cheffe formée à Ferrandi Paris avec dix ans passés en bistrots parisiens et maisons d’hôtes. Je travaille sur les liens entre cuisine du quotidien, voyage gourmand et organisation de la maison. J’aime tester chaque idée avant d’en parler.

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